La bipolarité et la naturopathie

Les troubles bipolaires étaient la maladie anciennement appelée psychose maniaco-dépressive. Il s'agit d'une maladie psychiatrique du trouble de l'humeur caractérisée par des successions d'épisodes maniaques et dépressifs. 

Troubles bipolaires : la phase dépressive

La phase dépressive est caractérisée par une immense tristesse, une perte de l'élan vital et un ralentissement psychique et moteur pendant une durée d' 1 mois à 15 jours.

Cette perte d'intérêt se traduit par une baisse de plaisir pour les activités habituelles accompagnée par fois par une anxiété et un manque d'énergie et d'entrain.

Sur le plan intellectuel et cognitif, on observe des troubles de la concentration et de la mémoire. Par ailleurs des autocritiques, des auto-accusations peuvent mener à des pensées suicidaires avec, dans les formes les plus graves, des passages à l'acte.

Ce mal-être se somatise dans le corps provoquant ainsi des troubles du sommeil, de l'appétit et de la libido.

Une prise en charge psychothérapeutique est nécessaire même s'il existe des améliorations spontanée. Dans ce cas, pour un retour à un état psychique stable sans médication, il faut compter entre 6 à 9 mois.

 

La phase maniaque dans la bipolarité

Généralement, la manie commence par une insomnie. L'humeur est rapidement changeante. Une certaine euphorie s'installe en alternant avec des moments d'irritabilité et instabilité émotionnelle.

Cette excitation se traduit également par :

  • une explosion d'idées et de projets grandioses souvent irréalisables voire utopistes.

  • Une mégalomanie

  • une logorrhée

  • un sentiment de toute-puissance.

En période maniaque, le sujet a le contact social facile et est complètement désinhibé. Il présente également une hyperactivité mentale mais aussi motrice.

 

Attention ! Les troubles bipolaires ne doivent pas être confondu avec la dépression ni avec une intoxication médicamenteuse pour les accès maniaque.

Troubles bipolaires : qui sont concernés ? 

Les troubles bipolaires apparaissent généralement au début de l'âge adulte entre 18 et 24 ans. Un million de personnes serait concerné en France soit 1,2% de la population. 60 % des bipolaires sont touchés par un abus de substances notamment l'alcool.

une étude sur les psychoses comme une piste de réflexion

Bien que la bipolarité et la psychose soient deux maladies bien différentes, une étude menée par une équipe en épigénétique m'inspire pour trouver une nouvelle piste d'accompagnement naturel. 

Une étude de l'INSERM a révélé que chez les jeunes aux tendances psychotiques, l'environnement direct avait une influence quant à l'apparition ou non des premiers épisodes psychotiques. En effet, l'équipe de chercheurs a étudié les modifications du profil de méthylation grâce à des prélèvements sanguins sur des jeunes sujets à risque. En étudiant les groupements méthyle apposés sur l'ADN, on peut définir les modifications épigénétiques.

Ils ont ensuite comparé les profils de ceux qui déclenchent un épisode psychotique et ceux qui restent en bonne santé mentale.

Ils ont alors remarqué l'implication de modifications épigénétiques dans le déclenchement d'un épisode psychotique. Le plus intéressant est que ces gènes sont impliqués dans la protection contre le stress oxydatif , dans le guidage axonal et dans la réponse inflammatoire.

 

Les troubles psychotiques ne sont pas uniquement dû à une perturbation des neurotransmetteurs

Jusqu'à maintenant, on pensait que les épisodes psychotiques étaient dus à une perturbation au niveau de la sécrétion de la dopamine au niveau cérébral, maintenant grâce à ces nouvelles données, leurs déclanchements pour être reliés à un stress inflammatoire et oxydatif rompant ainsi l'équilibre homéostasique déjà fragilisé par une vulnérabilité génétique, environnementale ou neurodéveloppementale.

La naturopathie pour accompagner naturellement la bipolarité

Sans traitement, les durées des phases maniaco-dépressives sont très variables. Parfois la maladie bipolaire apparaît lors d'un unique épisode au cours de la vie d'un sujet sans qu'il n'y est de récidive.

Cette maladie doit sérieusement être suivie car le risque de suicide peut monter jusqu'à 20 %. Seulement avec une prise en charge adaptée, ce taux est fortement diminué.

Psychothérapie, traitements médicamenteux, apports micro-nutritionnels accrus et ciblés permettent de stabiliser l'humeur.

En partant de ces résultats extrêmement prometteurs, il est désormais possible de travailler bien en amont avec les sujets à risques et ce, naturellement.

L'urgence est de contrer l'inflammation et l'oxydation. Ainsi, les pistes à mettre en place seraient :

  • Alimentaire 

    • adopter une alimentation biologique ou du jardin, hypotoxique et antioxydante, vivante, crue ou peu cuite, riche en fruits et en légumes, farines complètes et principalement sans gluten, oléagineux (amandes, noix, noisettes, noix du Brésil...) , graines non grillées et non salée (lin, sésame, courge, tournesol, pignon de pin...), huile vierge de première pression à froid (olive et colza), huile de coco...

    • régime Seignalet reconnu pour être anti-inflammatoire : riche en fruits et légumes, sans gluten et sans lactose, pauvre en viande rouge, oméga 3 (oléagineux, huile vierge de première pression à froid)

    • bannir les produits industriels, les additifs (colorants, conservateurs, exhausteurs de goût), les sodas, les produits raffinés (sucres et farines), les cérales du matin, les petits déjeuner hyper sucrés, les jus de fruits industriels,

 

  • Microbiote 

  • agir sur le microbiote en réajustant l'alimentation est primordial. Pour soulager l'inflammation des muqueuses intestinales, l'eau d'argile, la prise de L-Glutamine et enfin la prise de probiotiques peut aider à réparer les muqueuses. Cependant, pour un résultat efficace, il est important d'apporter des prébiotiques pour alimenter le microbiote  avec des fibres et des produits lactofermentés : kéfir, kombucha, choucroutte, miso...

 

Activité physique

  • Mettre le corps en mouvement est excellent pour la santé, on ne le répètera jamais assez. En pratiquant un sport, vous vous oxygénez, les échanges intra et extra cellulaires sont activés, l'élimination des toxines est stimulée. L'ensemble des systèmes (ostéo-articulaire, cardio-vasculaire, digestif, rénal, nerveux, etc...) est sollicité. De plus, les sécrétions hormonales sont rééquilibrées tout comme celles des neurotransmetteurs.

 

Gestion du stress

  • Tout d'abord, avoir un bon sommeil pour récuperer convenablement. Ensuite, le sport permet de contrer les méfaits du stress. Par ailleurs, les techniques de méditation ou de relaxation, l'art-thérapie, la sophrologie, l'hypnose etc... sont autant de techniques permettant de faire un travail sur soi-même afin d'apprendre à gérer ses émotions.

 

3 types de toubles bipolaires et les causes de la bipolarité

 

  1. Type 1 : alternance de phases maniaques et dépressives entrecoupées d'intervalles libres

  2. Type 2 : alternance de phases dépressives et hypomaniaques entrecoupées d'intervalles libres

  3. Type 3 : regroupe les deux précédents ainsi que ceux dont les épisodes maniaques sont induits par des traitements antidépresseurs et ceux qui ont des épisodes dépressifs associés à des antécédents familiaux de troubles bipolaires.

La bipolarité est classifiée comme étant héréditaire. Cependant, il faut également prendre en compte :

  • l'hygiène de vie

  • les fonctions cognitivo-comportementales

  • les hypothèses neurodéveloppemental avec des perturbations neurobiologiques car l'efficacité du lithium montre qu'il y a des anomalies chimiques au niveau des neurotransmetteurs

  • l'hypothèse neuroendocrinienne avec une augmentation de la sécrétion de cortisol

  • l'hypothèse génétique et épigénétique

  • l'hypothèse psychanalytique : troubles du développement psychique

science naturopathie psychologie

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